Irène
Je me souviens du jour où mon bébé est venu au monde et lorsqu’il poussait son premier cri.
Je me souviens de mon directeur de 6ème primaire quand il m’a annoncé que j’avais réussi mon examen de fin d’étude.
Je me souviens de ma voisine de classe lorsque je l’ai frappée à la tête.
Je me souviens de l’année 2003 quand mon père est mort.
Je me souviens d’une copine qui m’a escroqué des sous lorsque je l’ai réclamé, nous avons fini à la police.
Je me souviens du jeudi soir de l’année 95. J’avais une forte fièvre. Enceinte dans mon état, je suis allée à l’hôpital vers 23 heures. Le médecin de garde, me voyant avec mon gros ventre, m’a vite reçue et a appelé une sage-femme. Tous les deux m’ont examinée et je devais accoucher cette nuit-la, mais le col de l’utérus ne s’ouvrait pas. Je suis resté à 2 « doits » toute la nuit. Le matin, la sage-femme qui me suivait est arrivée. Elle m’a mise sous perfusion. En fait, je devais accoucher vers 12 heures. A cette heure-là, la poche des eaux était déchirée et le bébé ne venait toujours pas. Il était bien installé dans le ventre et ne voulait pas sortir. Il avait déjà 10 mois au lieu de 9. Alors à 3 heures, de nouveau, des médicaments dans la perfusion à moi seule. J’étais avec 2 sages-femmes et un médecin. Je me souviendrais toujours de ce que la deuxième sage-femme a dit. Elle a touché mon ventre et elle a dit : « je viens avec ma chance et ce bébé va sortir par voie normale et non par césarienne et maintenant. » Quelques minutes après, le col s’ouvrit et le bébé arriva. Dès sa sortie, il poussa un grand cri et il pleura. Le médecin et la première sage-femme applaudirent, ma tante aussi. Ce fut le plus grand jour de ma vie, et je ne l’oublierai jamais.
(Irène)
Publicité